otre espèce, occupée qu'elle était à se perpétuer dans l'adversité, avait délégué à quelques individus parmi les plus doués,
la maîtrise de savoirs indispensables, et leur transmission.
Les druides de la civilisation celtique incarnent encore cette polyvalence, et leur connaissance de la nature servira de souche aux savoirs occultes bien après l'avènement du christianisme.

Les Grecs, pour leur part, ont distingué métaphysique et magie. Entre autres trouvailles, on leur doit la "sorcière moderne" avec Circé, l'envoûteuse de l'Odyssée, et surtout la cruelle Médée, qui associe maléfice et féminité. Une image qui s'imposera lors de l'arrivée d'un nouveau personnage promis à une belle carrière, et placé lui aussi sur le terrain de la séduction : le diable !



 
n s'affirmant en Occident, le christianisme s'est employé à éradiquer les rites païens, maintenus par quelques lignées d'irréductibles sorciers. Au Moyen-âge, la répression se durcit contre les "hérétiques", révélant souvent des enjeux politiques et spirituels.
L'Inquisition et son manuel de référence, le "Malleus Maleficarum" (le maillet des sorcières -1486-) légitime la torture et constitue un bréviaire pour des réquisitions aussi absurdes qu'imparables.

La chasse est lancée à travers les campagnes : elle s'en prend plus volontiers au sexe faible et est ravivée lors de périodes troubles. Ces procès ont souvent servi d'exutoires à des passions et des rancunes bien humaines. Jusqu'à l'hystérie collective : le délire puritain de l'affaire des sorcières de Salem (Massachussets - 1692) avec ses deux cent accusés et ses vingt victimes en est un sinistre exemple.

Et que dire des tests de l'eau et de la balance ....

Deux salles sont réservées à ces moments forts de l'histoire.